La Belle Victoire › Notions › Protection sociale
Comportement défavorable aux décisions dont le résultat est aléatoire ou incertain : la plupart des individus préfèrent un gain faible mais garanti (livret A) à un gain aléatoire plus élevé en moyenne (actions).
Mutualiser un risque répartit son coût sur une population → le coût individuel d'un événement rare mais grave diminue → les individus sont incités à prendre des décisions au résultat incertain qu'ils auraient évitées seuls (créer une société anonyme, innover) → le bien-être individuel et collectif augmente (ex : le partage du risque des innovations a contribué à la forte croissance des révolutions industrielles).
Un agent devient protégé par une assurance ou un partage de risque → il ne supporte plus l'intégralité des conséquences de ses actes → il devient moins vigilant ou plus imprudent → une solution consiste à laisser à sa charge une partie du dommage (franchise dans l'assurance, ticket modérateur dans la sécurité sociale) → cela restaure une incitation à la prudence.
Une famille isolée face à un risque rare mais coûteux (incendie) ne peut pas l'assumer seule → si un trop petit nombre de familles mutualisent ce risque, un second sinistre simultané rend l'indemnisation impossible → plus le nombre de personnes qui mutualisent le risque augmente, plus sa fréquence devient prévisible (loi des grands nombres) → le risque devient assurable à grande échelle.
Cette notion appartient au chapitre Comment l'assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques ? du programme de Première.