La Belle Victoire › Notions › Politiques UE
750 Md€ adoptés en 2020 pour relancer l'économie post-Covid. Innovation : emprunt commun européen → début de fédéralisme budgétaire.
Objectif : garantir une concurrence libre et non faussée. 4 modalités : (1) interdiction des ententes entre entreprises (fixation des prix, partage des marchés) → amendes ; (2) interdiction des abus de position dominante (prix prédateurs, ventes liées) → amendes ; (3) contrôle des concentrations (fusions) → risque de monopoles ; (4) interdiction des aides d'État qui faussent la concurrence. Limite : peut empêcher l'émergence de champions européens capables d'affronter la concurrence mondiale.
Relance : hausse dépenses publiques et/ou baisse prélèvements → hausse demande globale → production + emploi. Stabilisateurs automatiques se déclenchent sans décision. Limites : (1) les ménages peuvent épargner au lieu de consommer ; (2) économie ouverte → fuite vers les importations ; (3) effet d'éviction : l'emprunt public hausse les taux → évince l'investissement privé.
Défaut de coordination : chaque pays a intérêt à laisser ses voisins relancer (passager clandestin) → relance sous-optimale. Politique monétaire unique impuissante face aux chocs asymétriques : si un pays est en récession et les autres en surchauffe, la BCE hausse ses taux → aggrave la récession du premier. La politique budgétaire nationale pourrait compenser mais est contrainte par le PSC (déficit < 3% du PIB, dette < 60%) → austérité pro-cyclique possible.
Cette notion appartient au chapitre Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?, où figurent l'ensemble des définitions, des mécanismes et des auteurs attendus.