La Belle Victoire › Notions › Financement
Partie du revenu disponible qui n'est pas consommée. Une partie de cette épargne peut être investie (achat de logement), ce qui la rend indisponible pour financer d'autres agents économiques.
Un ménage perçoit un revenu disponible (revenus primaires moins prélèvements plus transferts) → il en consacre une partie à la consommation et une autre à l'épargne (dont une partie peut financer l'achat d'un logement) → si le revenu disponible dépasse la somme consommation + épargne logement, le ménage dégage une capacité de financement qu'il peut prêter à d'autres agents ; dans le cas contraire, il a un besoin de financement.
L'État, en déficit budgétaire, doit emprunter pour financer l'écart entre ses dépenses et ses recettes → il se présente comme emprunteur supplémentaire sur le marché des fonds prêtables → la demande de fonds prêtables augmente → le taux d'intérêt d'équilibre augmente → le crédit devient plus coûteux pour les entreprises et les ménages → l'investissement privé diminue (éviction), ce qui peut réduire la demande privée et freiner l'activité économique, limitant ainsi l'effet expansif espéré de la relance budgétaire.
Si l'État finance une hausse de ses dépenses par une hausse des impôts, le supplément de demande publique est compensé par la baisse de la demande privée des ménages et entreprises désormais plus taxés → l'effet net sur la demande globale est neutralisé → si au contraire l'État finance cette hausse par le déficit (l'emprunt), il n'y a pas de prélèvement immédiat sur le revenu des agents privés → la demande publique s'ajoute réellement à la demande privée → seule cette seconde option permet une vraie relance de la demande globale, au prix d'un risque d'effet d'éviction à plus long terme.
Cette notion appartient au chapitre Comment les agents économiques se financent-ils ? du programme de Première.