La Belle Victoire › Notions › Croissance
Mise en œuvre d'inventions dans la sphère productive. On distingue les innovations de produit (smartphone), de procédé (fordisme), d'organisation (Toyota), de marketing (e-commerce).
Investissements (R&D, capital humain, infrastructures) → innovations → externalités positives (les connaissances se diffusent, non rivales) → rendements croissants → croissance auto-entretenue. Le progrès technique n'est plus une donnée extérieure mais est produit par l'économie elle-même. Les pays riches investissent plus → croissent plus → financent plus d'investissement → cercle vertueux.
Sans brevet, une innovation est immédiatement copiée → l'inventeur ne récupère pas ses coûts → il n'a pas intérêt à investir en R&D. Le brevet procure un monopole temporaire (~20 ans) → profit de monopole → incitation à innover. Mais le monopole peut bloquer la diffusion de l'innovation → les pouvoirs publics limitent la durée du brevet ou permettent son contournement avec amélioration significative.
Schumpeter (1942) : l'innovation détruit les activités obsolètes (le métier à tisser traditionnel, le maréchal-ferrant, le postier) et crée de nouvelles activités et emplois. Ce processus est la force motrice de la croissance capitaliste. Les institutions (brevets, droit de la concurrence) doivent protéger les innovateurs MAIS aussi susciter de nouvelles innovations pour éviter les abus de position dominante.
Cette notion appartient au chapitre Quels sont les sources et les défis de la croissance économique ?, où figurent l'ensemble des définitions, des mécanismes et des auteurs attendus.