La Belle Victoire › Notions › Marchés imparfaits
Capacité d'un agent à influencer le prix d'échange par son propre comportement, notamment en augmentant le prix auquel il vend son produit et en réalisant plus ou moins durablement un profit.
Sans coopération, chaque entreprise ignore la stratégie de l'autre et choisit de maintenir un prix bas pour ne pas risquer de perdre des parts de marché → les deux entreprises se font alors concurrence et leurs profits sont faibles pour toutes les deux → si elles avaient pu coopérer en maintenant toutes deux un prix élevé, leurs profits auraient été bien plus importants → elles ont donc intérêt, à long terme, à former une entente, même si celle-ci est contraire à l'intérêt des consommateurs.
Une fusion ou une acquisition réduit le nombre d'offreurs sur un marché → si la réduction de concurrence qui en résulterait est jugée trop importante par les autorités compétentes, l'opération peut être interdite → cela empêche la constitution d'un pouvoir de marché excessif et la hausse de prix qui en découlerait pour les consommateurs.
En limitant le pouvoir de marché des entreprises (fusions encadrées, ententes sanctionnées, abus de position dominante condamnés), les pouvoirs publics favorisent une baisse du prix de marché et une hausse de la quantité vendue → le surplus du consommateur augmente, se rapprochant de ce qu'il serait en situation de concurrence pure et parfaite.
Cette notion appartient au chapitre Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ? du programme de Première.