La Belle Victoire › Notions › Vote
Acte permettant à chaque citoyen d'exprimer son choix pour un candidat, une liste de candidats ou une proposition, lors d'un scrutin. Suffrage universel masculin en 1848, étendu aux femmes en 1944.
Intégration sociale : plus les liens sociaux sont développés, plus l'entourage mobilisé rappelle le devoir civique → vivre en couple a un effet d'entraînement (89 % vs 77 % en 2022) → intérêt pour la politique : inégal selon l'âge (67,2 % des 18-29 ans ont voté au 1er tour de la présidentielle 2022 contre 81,7 % des 30-64 ans) et le diplôme (comprendre les enjeux incite à s'y intéresser) → sentiment de compétence politique : ceux qui ne se sentent pas légitimes s'excluent du vote, le « cens caché » de Gaxie.
Plus un scrutin est perçu comme ayant un enjeu important, plus les inscrits votent → si le résultat semble joué d'avance ou si le scrutin suit de près le précédent, l'abstention monte (depuis le quinquennat de 2000, les législatives suivent la présidentielle et mobilisent moins) → l'intensité de la compétition et la médiatisation augmentent l'enjeu perçu (84 % de participation au 2d tour de 2007, duel Sarkozy-Royal très clivant) → le type d'élection compte : la présidentielle mobilise le plus, les européennes et départementales beaucoup moins.
Acte individuel : l'électeur rationnel (Downs) compare l'offre électorale et vote pour le candidat qui maximise son bénéfice attendu, en fonction du contexte et des enjeux qu'il juge prioritaires (environnement, sécurité…) → mais sa rationalité est limitée par l'information disponible → acte collectif : les orientations électorales sont prédéterminées par les caractéristiques sociales (Columbia, Lazarsfeld) → religion, âge, patrimoine et profession restent des variables lourdes du vote.
Cette notion appartient au chapitre Voter : une affaire individuelle ou collective ? du programme de Première.