La Belle Victoire › Notions › Socialisation
Groupe d'au moins deux personnes au sein d'un ménage, constitué soit d'un couple et ses éventuels enfants, soit d'une personne sans conjoint avec au moins un enfant (de moins de 18 ans résidant avec au moins un parent).
Le taux de pauvreté des familles monoparentales est le double de celui des familles biparentales → moins de chances de disposer d'une chambre seule ou d'une bibliothèque → un seul adulte responsable = moins de disponibilité, moins d'aide scolaire et de suivi → la réussite scolaire des enfants de familles monoparentales est en moyenne moins élevée. Une séparation peut aussi entraîner des injonctions contradictoires entre les deux parents.
Les pratiques de soutien parental à la scolarité décroissent avec la taille de la fratrie et le rang dans la fratrie → les aînés ont en général un niveau d'instruction supérieur aux cadets (surtout dans les familles de plus de 3 enfants et les milieux populaires) → plus le logement est surpeuplé, plus le risque de retard scolaire augmente → mais les sœurs aînées peuvent jouer le rôle de « locomotives de la fratrie » (Beaud), modèles qui soutiennent les cadets.
Premier mécanisme : la pluralité des instances de socialisation (famille ET école) qui peuvent valoriser des manières de faire différentes, voire opposées → l'école peut ouvrir des possibles que la famille ne portait pas. Second mécanisme : la pluralité des influences au sein même de la famille (statut des grands-parents, profession de la mère, projet éducatif, rapport à l'école, histoire migratoire) → des principes parentaux de persévérance favorisent la réussite même dans les familles faiblement dotées en capital culturel.
Cette notion appartient au chapitre Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ? du programme de Première.