La Belle Victoire › Notions › Environnement
État, collectivités locales, entreprises, ONG (Greenpeace, WWF), scientifiques (GIEC), citoyens, médias, lobbys, accords internationaux. Multiplicité des échelles et des acteurs.
Une catastrophe ou un événement déclenche la qualification d'un problème environnemental par des acteurs variés. Les ONG initient la mise à l'agenda (Greenpeace → pêche des baleines), les experts la fondent scientifiquement (GIEC → changement climatique), les mouvements citoyens exercent une pression (Greta Thunberg, Youth for Climate), les partis politiques (Verts) institutionnalisent les revendications. Ces acteurs coopèrent (Grenelle 2007) ou s'affrontent (glyphosate, bassines de Sainte-Soline 2023).
4 instruments complémentaires : (1) Réglementation : agit rapidement, certitude du résultat, mais contrôle coûteux, s'applique uniformément. (2) Taxation : internalise l'externalité, double dividende, mais régressive (pèse sur les modestes, Gilets jaunes 2018), perd sa portée si non adoptée à l'étranger. (3) Marché de quotas : efficient économiquement, mais contrôle complexe, inefficace si quotas trop nombreux (prix bas). (4) Subvention à l'innovation verte : corrige l'externalité positive de l'innovation, mais coûteuse pour les finances publiques.
L'action publique environnementale peut manquer d'efficacité pour 3 raisons : (1) Si taxation/subvention insuffisamment incitative ou trop d'exceptions → agents non orientés vers des comportements vertueux ; (2) Si quotas distribués en excès → prix du carbone trop bas → pas d'incitation à dépolluer ; (3) Si taxes trop élevées ou normes trop contraignantes → risque de suspension politique (ex : glyphosate, taxe carbone) car menacent l'emploi ou la compétitivité.
Cette notion appartient au chapitre Quelle action publique pour l'environnement ?, où figurent l'ensemble des définitions, des mécanismes et des auteurs attendus.